La pandémie de coronavirus a fait plus de 240 000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre. Les pays les plus touchés sont les États-Unis avec plus de 65 173 décès, l’Italie (28 710 morts), le Royaume-Uni (28 131 morts), l’Espagne (25 100 morts) et la France (24 760 morts).

Le déconfinement des populations cloîtrées chez elles pour éviter la propagation du coronavirus se poursuit à des rythmes variés dans le monde, mais toujours sous la menace d’une pandémie loin d’être endiguée.

En France, l’état d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 24 juillet

Le coronavirus a causé 166 décès supplémentaires en 24 heures en France, soit un total de 24 760 décès depuis le 1er mars, a indiqué samedi le ministère de la Santé. La pression sur les services de réanimation continue à s’amoindrir, avec 51 patients Covid-19 en moins, mais le nombre total de malades hospitalisés dans ces services reste supérieur aux capacités initiales, selon un communiqué.

Le gouvernement a décidé ce samedi, au cours d’un Conseil des ministres, la prolongation pour deux mois, jusqu’au 24 juillet, de l’état d’urgence sanitaire pour lutter contre la pandémie de coronavirus, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran. Entré en vigueur le 24 mars, l’état d’urgence sanitaire est prorogé car sa levée le 23 mai « serait prématurée », « les risques de reprise épidémique » étant « avérés en cas d’interruption soudaine des mesures en cours », indique le projet de loi qui va être examiné à partir de lundi par le Parlement.

Plusieurs points clefs de ce projet de loi inquiètent l’opposition, notamment la mise à l’isolement, sur ordre du préfet, d’une personne infectée si elle refuse de se placer en quarantaine. Une mesure inscrite dans l’avant-projet de loi, mais sur laquelle Edouard Philippe semble prêt à reculer. Dans son plan de déconfinement présenté cette semaine, le Premier ministre misait plutôt sur le consentement des personnes testées positif.

Dans les transports publics, des amendes de 135 euros sont prévues en cas de non-port du masque. Plusieurs élus de gauche ont demandé au gouvernement de les distribuer en masse gratuitement.

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Autre point de friction : les outils numériques pour surveiller le virus. Le texte ouvre la voie à la collecte de données personnelles et de santé, une ligne rouge pour l’opposition. Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs Républicains, dénonce « un nouveau fichier encore plus intrusif » que l’application StopCovid.

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