Le chef de l’état haïtien, Jovenel Moïse, insiste sur la nécessité de lancer des poursuites judiciaires contre les anciens officiels impliqués dans la mauvaise gestion des fonds de Pétrocaribe. Au cours des trois dernières semaines le président Moïse a multiplié les remarques sur ce dossier. Il a en maintes occasions dénoncé une instrumentalisation de ce dossier par les leaders de l’Opposition.

Le chef de l’état a indiqué que son administration réclamera une enquête des institutions chargées de la lutte contre la corruption. Des institutions comme l’Unité Centrale de Lutte Contre la Corruption (ULCC) seront mises en branle, une fois qu’un nouveau gouvernement sera mis en place », a assuré M. Moîse.

Il veut lancer une nouvelle procédure qui ne prend pas en compte un rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA). La majorité présidentielle au Sénat avait fin 2017 saisi le tribunal suprême administratif.

Par ailleurs, le président Moïse s’engage dans un processus different des leaders de l’opposition qui réclament une procédure judiciaire. « La lutte contre la corruption est désormais lancée envers et contre tous», a prévenu le chef de l’état. «Les 3.6 milliards de dollars américains dépensés durant les dix dernières années ne pourront jamais être l’apanage des politiques ».

Désormais le président Moïse s’impose comme un acteur recherchant la vérité dans le dossier de Pétrocaribe.

Outre la répression de la corruption le président Moïse fait état de nouvelles dispositions pour prévenir ce fléau. «Le Trésor public est sous haute surveillance des responsables d’État et il n’y a plus de chances de piller les ressources de l’État», a t-il insisté.

LLM / radio Métropole Haïti

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